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Origine Sud
Au fil des tableaux, sur les villages et les paysages des Alpilles et du Luberon, mon style change et s’affine, toujours au couteau mais avec moins d’empâtement, laissant une grande place au flouté, mais en utilisant la matière pour la mise en avant du sujet principal.

Avec toujours la même philosophie zen : voir le simple, l’esprit des choses et l’essence de la nature, cette technique est l’aboutissement d’une recherche constante, difficile sur la couleur et la lumière une peinture qui ouvre les portes du mystère et de la magie… une peinture qui dégage tendresse et douceur avec une force et une puissance presque irréelle.

Elle correspond à mon état d’âme du moment. Elle me permet la transposition d’émotions perçues dans mes ballades provençales. Origine sud parle toujours de la Provence , mais surtout de ces curiosités : image fugace de taureau dans la brume, simples piquets de bois bordant les marais salants, blancheur d’un crâne de taureau ….
pavonref:  1432

dimensions(cm): en cm 116 x 81

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"Le Paon se plaignant à Junon

Le Paon se plaignait à Junon :
Déesse, disait-il, ce n'est pas sans raison
Que je me plains, que je murmure :
Le chant dont vous m'avez fait don
Déplaît à toute la Nature ;
Au lieu qu'un Rossignol, chétive créature,
Forme des sons aussi doux qu'éclatants,
Est lui seul l'honneur du Printemps.
Junon répondit en colère :
Oiseau jaloux, et qui devrais te taire,
Est-ce à toi d'envier la voix du Rossignol,
Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col
Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies ;
Qui te panades, qui déploies
Une si riche queue, et qui semble à nos yeux
La Boutique d'un Lapidaire ?
Est-il quelque oiseau sous les Cieux
Plus que toi capable de plaire ?
Tout animal n'a pas toutes propriétés.
Nous vous avons donné diverses qualités :
Les uns ont la grandeur et la force en partage ;
Le Faucon est léger, l'Aigle plein de courage ;
Le Corbeau sert pour le présage,
La Corneille avertit des malheurs à venir ;
Tous sont contents de leur ramage.
Cesse donc de te plaindre, ou bien, pour te punir,
Je t'ôterai ton plumage.

"
Jean de la Fontaine


En provençal le paon se dit Pavon
Je me souviensref:  260

dimensions(cm): 60 x 73

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"Je me souviens, enfant, image un peu lointaine
De la vieille maison de notre petit domaine,
Du jardin minuscule, bande étroite de terre,
Du chemin de planches vermoulues pour éviter les ornières.

Le soleil couchant accrochait des rayons
Aux tuiles de la terrasse aux reflets vermillons
La lumière dansante illuminait les yeux
De ceux que j'aimais et pas encore mes vieux.

Les ombres mouvantes racontaient des récits
S'accrochant dans les creux de la façade décrépie
Et faisaient jaillir suivant les moments
Des princes charmants ou des monstres grimaçants.

Alors mes yeux bondissaient vers ma mère
Qui tricotait assise tranquille et fière
Avec son doux regard toujours posé sur moi
Qui disait ne crains rien je suis près de toi.

Je posais ma tête sur sa robe bleue éternelle
Me promettant demain d'aller cueillir pour elle
D'immenses bouquets de fleurs des champs
Pour lui offrir mon coeur et mes remerciements."
Monique Beaufort-Danielli
Embrasementref:  257

dimensions(cm): 81 x 60

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"Nappant le ciel, des nuages s’enhardissent,
Sur le jaune des fleurs que leurs vagues d’ombre assourdissent.
Ils chavirent sur la montagne effleurant ses flancs,
Et glissent sur les frondaisons en les noircissant.

L’horizon se déchire, l’azur s’obscurcit.
Des gouttes innocentes éclaboussent ce paradis.
Le paysage s’éclaire d’ombres violettes.
Des joyaux indécents griment les arbres silhouettes.

Rien n’endigue la fougue du maitre des lieux,
Rien n’est plus mordant que le fracas des cieux.
Dans ce décor divin que seul l’écho défie,
Il roule et rebondit sur la roche meurtrie.

L’orage descend en moi comme un derviche tourneur,
Artisan violent et furieux, face au silence de mon cœur.
La musique de son souffle tambourine ma peau.
L’embrasement surgit des ténèbres et du chaos ..."
Monique Beaufort-Danielli
Marché de Provenceref:  258

dimensions(cm): 65 x 54

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"Il y a tout le long des marchés de provence
Qui sentent , le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melons et céleris...
Voici pour cent francs du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d'abricots ?...
Et pardessus tout ça on vous donne en étrenne
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas ..."
Chanson de Gilbert Bécaud
Vertus de Saint-Jeanref:  256

dimensions(cm): 61 x 46

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Homère, 850 ans avant Jésus Christ, insistait sur les vertus médicinales de l'ail.

L'ail est un symbole de force physique. Alphonse Daudet dans Port-Tarascon, raconte plaisamment comment des malades presque mourants s'étaient revigorés en un clin d'oeil, en mangeant trois assiettes de soupe à l'ail.

Lors de la grande peste de Marseille, en 1762, quatre voleurs arrétés pour pillage furent graciés pour avoir révélé le secret de leur immunité : un élixir à base d'ail, connu depuis sous l'appellation de "Vinaigre des 4 voleurs".

Dans tout le monde méditerranéen, la présence de tresses ou bouquets d'ail dans la maison devait permettre de protéger les foyers contre les mauvais sorts.

Très attachée à mes racines provençales, j'ai eu l'idée de peindre, en gros plan, une belle tête d'ail rouge emblématique de la cuisine du sud.
Au temps des chamans ref:  255

dimensions(cm): 73 x 54

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"Hommes et bêtes sont dans l'antre du sommeil,
Engourdie par le givre la nature est dans l'ombre.
Passeurs de mystères battez le réveil!
Sur l'enclume des tambours, chassez les jours sombres !

Soufflez trompes barbares! Dans l'ivresse de la transe
Dialoguez avec les forces ténébreuses!
Appelant le soleil forgez d'incandescentes danses!
Tarentelles frénétiques ou farandoles lumineuses

Ouvrez des canaux aux couleurs palpitantes!
Des pays d'Oc et de Provence, faites frémir
Dès l'aube, la pourpre des nuées éblouissantes!
Pour que la sève nouvelle explose en un soupir ..."
Monique Beaufort-Danielli
La grappe bleueref:  245

dimensions(cm): 55 x 38

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"Septembre, qui divague un peu,
Pour danser sur du raisin bleu
S'amuse à retarder l'aurore."
Rosemonde Gérard
L’angasaderef:  253

dimensions(cm): 65 x 81

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"C'était il y a fort longtemps,
Dans un coin de Camargue aride
Où le soleil donne à la terre des rides,
Pour les manadiers un travail courant.

Pour rejoindre les verts pâturages
Guidés par la voix des gardians,
Bious et taus vont galopant,
Traverser la gase à la nage.

Du miroir brisé au choc de leurs sabots,
Jaillissent du marais mille gouttes d'eau,
Que les rayons du midi font scintiller
Comme diamants sur les pelages lustrés"
Monique Beaufort-Danielli
Le sel de la vieref:  251

dimensions(cm): 55 x 46

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Picasso disait : " Les tableaux, on les fait toujours comme les princes font leurs enfants : avec des bergères. On ne fait jamais le portrait du Parthénon ; on ne peint jamais un fauteuil Louis XV. On fait des tableaux avec une bicoque du Midi, avec un paquet de tabac, avec une vieille chaise […]. "

"Piquets de bois le long des marais, aux Salins de Giraud"

"Un îlot de bois muet qui s'élance,
Pareil à un mystère exempt de pudeur
Qui se glisse dans la bouche du silence
Et ainsi des limbes efface la pâleur.
Image d'un dimanche au bord du chemin
D'un bonheur fugace qui inonde sans fin."
Monique Beaufort-Danielli
Fils de Camargueref:  250

dimensions(cm): 38 x 61

Propriété de la mairie de Sausset-les-Pins



"Dans le grand matin d'hiver
Où l'étang glacé reflète la lumière,
Que les arbres alentour font une couronne
Où leurs bruissements résonnent,
Que le rayon du soleil levant
Jette des jeux d'ombres mouvants,
Jaillissent du flou environnant
Les Fils de Camargue, le pelage luisant,
C'est là qu'ils vivent entre l'eau et le ciel,
C'est là leur royaume à nul autre pareil."
Monique Beaufort-Danielli
Crane de taureau sur une façaderef:  249

dimensions(cm): 73 x 54

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Entre étangs et rizières, au bord du Vaccares, au fronton d’une cabane camarguaise mon regard est attiré par ce crâne, surement un cocardier. Le soleil d’hiver entame sa descente vers l’étang; ici ce n’est pas une tradition mais je suis fascinée, le jaune, le rose du ciel, le bronze du paysage et le blanc qui éclabousse l’ensemble….

Il me semble entendre une voix :

"Né sur les rives du Vaccarès, je suis de la race des taureaux de Camargue qui vient, dit-on, de la nuit des temps … réinterprétant des rituels qui ont franchi les siècles et les frontières; j’ai joué avec les hommes à la course camarguaise, ce jeu taurin sans mise à mort qui se déroule dans les arènes typiques du midi. J’ ai longtemps été une star locale sous les frémissements de la foule. A ma mort, j’aurais dû être enterré debout, la tête tournée vers la mer … cela est maintenant interdit ! Mais j’ai tout de même devant moi l’immensité de l’étang…."
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